31/08/2009

Le combat des travailleurs de Bridgestone Frameries, les leçons d'une exceptionnelle solidarité!

2009 07 31 Fameries_Bridgestone 01b"On tient grâce à la très grande solidarité qui règne entre nous, grâce aux indemnités syndicales mais aussi grâce à la solidarité des entreprises de tout le pays. Tout le monde nous soutient. On dit plein de choses sur les Flamands mais les délégations de trois entreprises flamandes nous ont donné encore récemment chacune 1000 euros pour la caisse de grève! Ca c'est de la solidarité. C'est incroyable ce qui se passe ici. Une de ces entreprises est même en difficulté. Mais les travailleurs n'ont pas hésité." explique un des travailleurs présent au piquet... (De Benjamin Pestieau, Président du COMAC, alors en visite au piquet de grève de Bridgestone Frameries le 29 juillet dernier).

Deux jours plus tard, lors du rassemblement de soutien du 31 juillet, le délégué principal FGTB d'une briqueterie du borinage faisait don de 1.000 autres euros, extraits de la caisse de solidarité de travailleurs de cette usine, elle-même en difficulté conjoncturelle, dont le personnel était en chômage économique. Bien d'autres soutiens sont venus s'ajouter, aussi en dons matériels, mais surtout par la présence de militants d'autres entreprises, de tout le pays.

Des leçons doivent être tirées de ce combat exemplaire. C'est que l'unité des travailleurs à elle seule peut créer un véritable rapport de forces capable de tenir tête aux excès patronaux. Ensemble, nous pouvons mieux nous armer contre les dérives de l'exploitation capitaliste et spéculative, dont le seul mot d'ordre est de créer plus de richesse sur le dos de la classe ouvrière.

Aussi de Benjamin Pestieau, un texte assez démonstratif sur l'importance de la solidarité entre travailleurs: "Pierre et Jacques, deux égoïstes aux destinées bien différentes" (PDF, cliquer pour télécharger).


31-comac-WEB-url-blue-350Le blog de Benj (lien vers le blog de Benjamin Pestieau)


Le site du COMAC

20:03 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Lutte ouvrière | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, social, bridgestone, ptb, frameries, luttes, comac |  Facebook |

27/08/2009

Solidaire - Semaine du 27 août 2009.

Au sommaire du n° 32 de "SOLIDAIRE", cliquez sur:


Quelle confiance peut-on encore accorder à la justice?

Impôts: mettre fin au paradoxe belge.

General motors tient le monde en haleine.

Louvain-la-neuve: occupation contre la fermeture d'un bureau de poste.


Voir plus d'articles

11:58 Écrit par PTB Mons/Borinage dans PTB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvelles, solidaire, ptb |  Facebook |

20/08/2009

In memoriam :: An Lenaerts

An LenaertsBureau du Parti du Travail de Belgique.

Ce 18 août 2009, notre camarade An Lenaerts, présidente de Marianne, l’organisation des femmes du PTB, est décédée. Elle venait d’avoir 56 ans.

Durant plus de douze ans, c’est avec un courage et un désir de vie incroyable qu’elle a lutté contre le cancer. « Il est trop tôt pour partir », disait-elle récemment, « je voudrais encore faire tellement de choses. » Après quatre lourds cycles de chimiothérapie, les docteurs lui ont annoncé qu’il n’y avait plus d’espoir de sursis. Ses dernières heures, elle les a passées avec sa famille et quelques amis proches.

Lire plus, ...

18:05 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, deces, marianne, ptb |  Facebook |

Interview de Maurice Delannoy, ex-délégué principal FGTB (licencié) de Bridgestone Frameries.

Le résultat de la grève est très positif.

Maurice Delannoy
En préambule à l'interview, Maurice Delannoy s'exclame:  "Avant tout je tiens à remercier tous les membres et sympathisants du PTB pour leur soutien et leur engagement auprès de notre action."


- En tant que délégué principal licencié, et sachant que le patron cherchait à se débarrasser d'un syndicaliste comme toi, comment vis-tu cela ?

Maurice Delannoy: "Qu’un patron cherche à se débarrasser d’un délégué syndical, c’est « monnaie courante  », qu’il licencie huit autres travailleurs pour y parvenir, c’est rare. Il en résulte un beau gâchis pour des ouvriers qui n’ont eu d’autre tort que de travailler dans le même service que le mien."

- Quels sont les meilleurs souvenirs que tu as de 2 mois de grève pour ta réintégration et celle des 8 ?

M.D.: "Beaucoup d’événements ont marqué ces deux mois de grève qui en feront un grand souvenir. Cependant, alors que l’on nous dépeignait comme des « terroristes », bon nombre d’enfants venaient quotidiennement au piquet pour jouer, sans crainte, et beaucoup d’épouses témoigneront longtemps de la cordialité ambiante. J’exprime aussi toute ma gratitude aux travailleurs de Megamold à Herstal (Liège), à leurs délégués, et plus particulièrement à Pascal Lentini. Quelle solidarité, quel engagement !"

- Comment as-tu apprécié le vote de 69,7 % de non lors de la première proposition du 22 juillet ?

M.D.: "Je n’ai pas été étonné du rejet de la proposition. Les travailleurs voulaient la réintégration de tous les licenciés et ce qui leur était proposé était bien trop complexe."

- Comment tu évalues le résultat de la grève, le positif et / ou le négatif ? Auriez-vous pu obtenir ta réintégration en continuant la grève et/ ou avec d'autres actions ?

M.D.: "Le résultat de la grève est très positif. Alors que la direction ne comprenait pas pourquoi une grève pour huit licenciements (« dans les autres entreprises, ce genre de situation se vit sans problème particulier »), les ouvriers de Bridgestone ont clairement montré leur désaccord face à de tels procédés quand l’entreprise dégage de si gros bénéfices et ne met pas tout en œuvre pour préserver l’emploi. Cela doit servir d’exemple pour tous les salariés de Belgique."

"Je ne sais pas ce qu’aurait apporté la poursuite de la grève. Certains diront que nous allions droit à la fermeture de l’entreprise, d’autres que nous aurions obtenu la réintégration des travailleurs licenciés."

"Ce que je sais, c’est que les négociations étaient très difficiles car il y avait beaucoup de détermination de part et d’autre. Camper sur ses positions n’aurait amené aucune solution. "

- Et comment tu vois le dernier vote, de la part des ouvriers ?

M.D.: "Neuf semaines de grève, c’est dur financièrement et psychologiquement. Ajoutez le fait que la plupart des licenciés sont satisfaits du résultat des négociations, il n’en fallait pas plus pour voter la reprise du travail, même avec une petite majorité."

"Un score aussi serré montre que les travailleurs ne sont pas apaisés, tout reste à faire !"

 

19/08/2009

Germain mugemangango à propos de l'implication du PTB dans la grève de Bridgestone: "Bravo de la part des camarades de Charleroi!"

Salut à toutes et tous,

p10_mugemangago_germainBravo pour cette grève exemplaire qui montre la détermination des travailleurs et de leurs délégués en cas de coup dur. Bravo pour les camarades de Mons qui ont fait preuve d'un soutien continu et sans faille au côté des travailleurs de Bridgestone. Soyez certain que les camarades du PTB à Charleroi et dans le reste du pays sont restés extrêmement attentifs à cette lutte.
La détermination patronale dans cette affaire préfigure probablement des combats qui vont se mener pendant l'année suite à la crise. Les travailleurs ont transmis un message clair au monde patronal: "la crise c'est votre faute, c'est pas nous qui allons la payer!". Une attitude dont nous nous inspirerons tout au long des mois de lutte qui nous attendent probablement.

Encore bravo

Germain Mugemangango
Président PTB-Hainaut

17/08/2009

Bridgestone Frameries - Inteview d'Alain Denooze (FGTB) et de Salvatore Acquisto (CSC); au lendemain de la reprise.

Alain Denooze“Le vote serré montre qu'il y a là une force solidaire”.

Alain Denooze, Secrétaire de la Centrale Générale (FGTB)

Interview

Vous avez connu de nombreuses restructurations et grèves, comment vous appréciez la réaction des travailleurs de Bridgestone ?

Alain Denooze : "Je profite de cet interview, au nom des travailleurs de Bridgestone et de la Centrale générale, pour remercier le PTB pour son soutien financier, et pour le soutien moral des différentes délégations tout au long de leur grève. Nous allons d'ailleurs adresser une lettre de remerciement à toutes les diverses délégations qui sont venues ou qui ont versé pour le fonds qui a rassemblé 7500 € !"

"Oui, j'ai connu pas mal de grèves, mais celle-ci était une des plus longues et des plus dures, car il y avait une lutte de principe. Parce que la Direction est passée outre la Convention collective (CCT) de facon inattendue, et surtout parce que, profitant de la fermeture du magasin, elle a voulu se débarrasser d'un délégué combatif, Maurice. Elle n'avait pas oublié la grève de 2007 pour la CCT, et qui a duré 2 semaines. Une CCT complète avec la prépension et une augmentation de pouvoir d'achat qui allait au-delà de la norme salariale. C'est pour ça qu'ils ont saisi l'occasion de la fermeture du magasin pour se débarrasser de Maurice, et c'est pour ca qu'ils ne voulaient pas reclasser des travailleurs en intene."

Comment avez-vous apprécié le vote donnant à 69 % de "non" lors de la première recommandation du bureau de conciliation ?

Alain Denooze: "Cette première proposition était très compliquée. Il y avait le reclassement des 8 dans d'autres entreprises, et le patron aurait payé la différence de salaire durant plusieurs années. Pour ca, il fallait un comité de surveillance qui devait vérifier les montants tous les trimestres. Mais surtout, ce 22 juillet, il y avait encore l'espoir d'obtenir une réintégration partielle en interne. On espérait que la Direction allait céder, pour au moins quelques travailleurs. Nous pensions aux ruptures de stock qui allait certainement arriver si on continuait encore une ou 2 semaines."

"Ce n'est que par la suite, que nous nous sommes rendus compte que nous étions devant un mur. Il n'y a pas eu de rupture de stock, les avions ont continué à voler. Mais comment le prédire ? Le patron savait ce qu'il faisait !"

"Mais ce qui est devenu encore plus clair, c'est que le patron ne voulait pas céder. Dans 'Le Soir' du 25 juillet, Clarinval annonce un message de l'actionnaire japonais: “la réintégration, ne serait-ce que d'un seul travailleur est exclue. Ils ne comprennent pas pourquoi une organisation syndicale nous pousserait à faire marche arrière. Entrer dans cette logique c'est reconnaitre que le management ne dirige plus la société”."


N'est-ce pas une attitude qu'adoptent tous les patrons, dans le but de décourager et intimider les travailleurs ?

Alain Denooze : "Dans la plupart des restructurations, il n'y a pas une attitude aussi tranchée. En général, nous arrivons à réduire le nombre de licenciements par des prépensions, des primes de départs volontaires, ou un partage du temps de travail. Ici Bridgestone en a fait une question de principe. Ensuite, lors de la Commission Paritaire du 31 juillet, ils ont très clairement et officiellement menacé de délocalisation et de fermeture si la grève continuait. N'oublions pas que 60% des pneus rechappables sont confiés par le Japon à Bridgestone Frameries. 40% sont faits au Japon et aux USA. La menace de délocalisation était donc réelle. Imaginez que dans ces conditions, où les Japonais ne voulaient pas céder, on serait arrivé au rupture de stock, que des avions seraient cloués au sol. La maison mère au japon aurait pu décider le pire."

Et le deuxième vote (7 août), donnant 57 % pour la reprise du travail et 42 % contre, vous a-t-il étonné ?

Alain Denooze : "Non il ne m'a pas étonné, d'ailleurs je préfère un vote serré. Ca veut dire que les ouvriers étaient vraiment déterminés, qu'ils sont solidaires et prets à réagir. La Direction doit se rendre compte qu'elle n'a pas tout résolu, qu'il y a encore des tas de problèmes, entre autres au niveau communication. Il y a là une force solidaire dont ils doivent tenir compte."

"Et puis l'équipe des délégués est là, dont pas mal de jeunes, ils sont prets à reprendre le flambeau et ils ont les travailleurs derrière eux."

"Meme si nous n'avons pas obtenu la réintégration, ni de Maurice ni des autres travailleurs, il y a tout de même un très bon résultat (voir article “Chapeau aux travailleurs de Bridgestone”). Même pour le travailleur CDD licencié. Son contrat aurait pris fin à la fin août. Mais nous obtenons pour lui une prime de départ de 4000€ et un reclassement dans une autre entreprise, garanti durant 3 ans. Pour un des 8 licenciés, qui a une mauvaise santé, le patron maintient l'assurance hospitalisation DKV jusqu'à ses 60 ans. Il y a 8 CDD dans l'usine qui obtiennent un CDI. Nous avons tenu à obtenir ça pour eux, car ils ont été solidaires dans la grève. Tous les points obtenus, on ne les aurait pas eus sans la lutte !"


Au niveau des centrales syndicales, y a-t-il eu une solidarité ?

Alain Denooze: "absolument. Il y a eu de nombreuses visites de délégations et du soutien financier venant de partout. Beaucoup de Flamands du Limbourg, de Gand et d'Anvers, de la Centrale générale et de l'Alimentation. Des Wallons aussi. Les métallos ont été très solidaires aussi : des délégations du métal de Liège et d'un peu partout du Hainaut. L'usine Bridgestone de Herstal a fait grève 24h et les délégués de Frameries ont pu aller expliquer ce qui se passait ici à un meeting dans le réfectoire à Herstal ! Ensuite, ils ont manifesté ensemble, Herstal et Frameries, devant le siège Europe à Zaventem."

"La mobilisation s'est faite via des appels en interne au syndicat. Là on peut voir que le syndicalisme est toujours bien vivant. Et à Bridgestone à Frameries, il y a une ésuipe assez jeune, ça veut dire qu'il y a une relève."


Pourquoi le patron ne voulait-il pas remplacer des ouvriers de 64 ans par des jeunes ?

Salvatore Acquisto, secrétaire principal CSC Energie Chimie

Interview

“J'ai connu de très nombreuses restructurations, en général la réaction de solidarité pour des copains licenciés ou pour d'autres problèmes, c'est le même un peu partout. Mais ce qui est marquant ici c'est la durée de cette action de solidarité soit 58 jours et cela se passe pendant la période de vacances."

"Autre fait marquant dans cette grève, c'est qu'elle était anti-conformiste. Lorsqu'il y a des restructurations ou fermetures de département, en général nous pouvons négocier des prépensions ou d'autres solutions. Ici, depuis le début c'était impossible. Pourtant, à Bridgestone, il y a encore des ouvriers de + de 60 ans , qui font un travail lourd, pour lequel il faut beaucoup d'attention. Pourquoi ne pas les avoir remplacé par des plus jeunes ? Il y en avait parmi les 8 licenciés. Pourquoi ??! Ou peut être n'y avait-il que cette solution pour que le protégé puisse être licencié. Probablement un jour on connaîtra la vérité."

"Et ce que je n'ai jamais vécu ailleurs non plus, c'est que les travailleurs sont restés plus de 2 semaines devant l'entrée sans aucun contact. Il a fallu l'intervention de la Ministre de l'Emploi pour obtenir un premier contact."

"Concernant la première proposition, le vote à 69 % pour la rejeter ne m'a pas étonné. Pour les travailleurs  seule la réintégration pouvait mettre fin au conflit. Le projet avec un reclassement externe, avait un processus de contrôle très lourd à réaliser. En effet, les délégués et la direction auraient dû tous les 3 mois sur base des fiches de salaires des travailleurs reclassés vérifier s'ils avaient bien les mêmes salaires étant donné que la société garantissait le salaire plus les primes de Bridgestone, et calculer la différence à combler, cela pendant 5 ans pour 7 ouvriers et pendant 8 ans pour un ouvrier."

"Lors de la Commission Paritaire du 31 juillet, il fallait examiner si les raisons d'ordre économique étaient reconnues ou pas. N'ayant pas d'accord, les organisations syndicales ont donc refusé de reconnaître ces motifs économiques. Mais la procédure prévoit que dans ce cas, le patron peut décider de licencier quand-même. Il y a donc eu “constat de carence”."

"Nous avons alors demandé aux travailleurs, lors de l'assemblée du 3 août, un mandat pour négocier, si possible des réintégrations, mais aussi une solution financière au cas où."

"Aujourd'hui, si on ne parle que de “réintégration”, c'est un échec. Mais si on regarde le tout: volet social et le reclassement immédiat des travailleurs licenciés, alors on peut dire que dans d'autres entreprises de la région, cela ne s'est jamais fait."

"D'ailleurs, je dois féliciter les travailleurs de Bridgestone pour leur détermination, j'en suis ébahi ! Et le vote final (42 % contre) prouve qu'il y avait encore des ouvriers qui voulaient continuer le combat. Le patron  devra  en tenir compte !"

16/08/2009

Université marxiste été 2009 - du 22 au 26 août

UM été09

 

Dernier rappel pour les gens désireux de suivre une formation marxiste de qualité (*):

Université marxiste été 2009 - du 22 au 26 août

Téléchargez le dépliant (PDF), ici.

 

(*): l'U.M. est pluraliste et indépendante.

11:27 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, crise, formation, etudes, marxisme, marx, universite_marxiste |  Facebook |

15/08/2009

Marche pédestre le 5 septembre à Boussu-bois.

Téléchargez l'affiche en cliquant sur l'image ci-dessous:


Affiche A4 randonnée

 

Nous arrivons tout doucement  au début septembre.

Et pour beaucoup d'entre nous, les vacances seront déjà un souvenir. La rentrée, la reprise du boulot, le stress d'un nouveau départ aura repris le dessus.

C'est pourquoi, l'équipe du PTB de Mons-Borinage a eu l'idée d'organiser une marche, ou plutôt une promenade de détente, permettant de s'oxygéner un peu, de "décompresser", pour se remettre plus agréablement sur les rails de la vie de tous les jours.

Cette marche débutera à 16h00, le samedi 5 septembre et parcourra environ 8 kilomètres dans un milieu essentiellement campagnard, un environnement rural, à la découverte des beaux coins de chez nous.

Nous vous invitons donc à nous rejoindre très nombreux, pour partager ensemble ces instants de pur détente tout en savourant ce plaisir simple, la marche.

Les détails pratiques sont repris sur l'affiche A4 au format PDF, téléchargeable juste en cliquant sur l'image ci-dessus.

Nous aurons plaisir de tous vous y rencontrer, tout le monde est bienvenu.


L'équipe du PTB Mons-Borinage;


(*) Les organisateurs déclinent toute responsabilité en cas d'accident

06:00 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : promenade, loisirs, detente, marche, randonnee, ptb |  Facebook |

11/08/2009

Chapeau aux ouvriers de Bridgestone !

Thérèse Michels

Après 56 jours de grève, les travailleurs de Bridgestone n'ont pas obtenu la réintégration de leurs 8 collègues, ni du délégué principal Maurice Delannoy, mais le patron a dû lâcher beaucoup plus que leur préavis légal.

Lors de l'assemblée de vendredi 7 août, 57 % des travailleurs ont voté pour la reprise et ont approuvé le projet d'accord, 42 % ont voté contre.

6 des 8 magasiniers licenciés sont reclassés immédiatement dans d'autres entreprises de la région avec des salaires équivalents à ceux de Bridgestone. Le plus âgé des huit, 54 ans, obtient l'équivalent de la prépension dès la fin de son préavis (un complément au chômage, indexé, jusqu'à ses 65 ans).

Tous les huit obtiennent également, en plus du préavis légal, une prime de départ allant de 4000 à 9000 € net, selon l'ancienneté.

Au cas où ils perdent leur nouvel emploi dans les trois ans (pour cause de restructuration par exemple), Bridgestone leur verse le même montant une deuxième fois et ils seraient reclassés ailleurs une deuxième fois.

Pour les travailleurs qui reprennent le travail, l'accord prévoit une sécurité d'emploi plus claire que dans la dernière Convention collective : en cas de problème, la Direction s'engage à proposer aux ouvriers au choix, un reclassement interne ou la prime de départ (cfr ci-dessus). Cette clause sera renouvelée dans la prochaine Convention collective.

De plus, huit des douze CDD de l'usine (contrats temporaires les plus anciens) recevront un CDI (contrat à durée indéterminée).

Enfin, les travailleurs reçoivent dès la reprise du travail une prime de 500€, il s'agit d'une avance sur des futurs bonus.

Quant à Maurice Delannoy, le délégué principal FGTB, une négociation est encore en cours.

Réactions des travailleurs:

“Même si nous n'avons pas obtenu la réintégration, nous avons réussi à faire cracher le patron. Il ne s'attendait pas à une telle grève. D'ailleurs durant les premières semaines, il nous laissait sans nouvelles. Ca c'était la période la plus dure à tenir psychologiquement. Il pensait que nous allions laisser tomber. Il ne voulait rien donner de plus que les préavis légaux. Mais les dernières semaines, c'est lui qui voulait des négociations. Et il était pressé, c'étaient des discussions au finish. Après le vote des 69,7 % de nons, il voulait immédiatement à nouveau négocier. Logique, avec les voyages d'été on est en pleine période, les clients ont besoin de faire rechapper leurs pneus, et Bridgestone n'avait probablement plus de pneus neufs à leur fournir.”

“Si nous n'avions pas fait grève, les huit n'auraient rien eu, à part leur préavis”.

Nous avions voté pour Maurice.

“Par rapport à Maurice, notre délégué principal, c'est un échec. Il a fallu attendre 7 semaines avant que Clarinval avoue que c'est la peau du délégué principal qu'il voulait. Mais nous le savions. Et avec notre grève, nous voulions garder notre délégué principal + les 7 autres bien sûr. Car nous avons voté pour lui, il était délégué pour toute l'entreprise, pas seulement pour le magasin. Et il ne fallait pas laisser affaiblir la délégation.”

“S'il y en a tant qui ont voté pour la reprise, c'est évidemment pour des raisons financières, mais aussi la peur parce que le patron laissait planer la menace de fermeture si on continuait la grève. Avec les bénéfices qu'il se fait ici, je ne pense pas que c'est une menace réelle. Mais quand-même, dans ces conditions, avoir tenu 2 mois, nous pouvons être fiers ! “

Maintenant nous voulons du respect !

“De toute façon, avec 42 % des votants pour continuer la grève, la Direction devra quand-même faire attention et tenir compte de nous. Avant de recommencer à licencier, elle va réfléchir 56.000 fois. On a montré une force. Maintenant nous voulons du respect ! Quand on va rentrer travailler, il faut se dire chapeau pour ce qu'on a fait. Et il faut rester solidaires. Dès que quelqu'un a un problème, il faut se rassembler.”

“Oui, nous voulons du respect. Parce que de la part de nos directeurs, il y a le mépris. Pour eux, nous ne sommes que des ouvriers. Pourtant nous travaillons tous avec une conscience professionnelle. On se sent responsable de la qualité. Parce qu'il s'agit de pneus d'avion. Imaginez-vous! Ces pneus doivent être en parfait état pour éviter des accidents. Nous gardons une moyenne de cadences pour respecter cette qualité. Ca, le patron ne s'en rend pas compte. D'ailleurs, le nouveau directeur, il n'y connait rien à notre travail, pour certains de nos métiers il faut un an d'apprentissage. Nous sommes toujours sous-estimés, Ca, ca devra changer.”


Dans tous les cas, de la part de toute l'équipe du PTB Mons-Borinage:


"chapeau aux travailleurs de Bridgestone !"


SP_A0050bis 2

07/08/2009

Bridgestone Frameries - La fin de la grève.

Les négociations ont repris cette semaine entre les représentants syndicaux et patronaux de l'entreprise.

L'accord social établi a ensuite été présenté au personnel lors d'une assemblée tenue ce vendredi matin au "PASS" à Frameries.

S'ensuivit un vote secret, au terme duquel une courte majorité s'est prononcée pour la reprise du travail, avec acceptation des dernières conditions.

Après 58 jours de blocage, la fin de la grève a donc été décidée. De plus amples détails vous seront communiqués sur ce blog très prochainement.

Jusqu'au bout, le Parti du Travail de Belgique s'est montré solidaire envers la cause des travailleurs de Bridgestone.  Nous saluons le courage et la persévérance des grévistes pour leur détermination contre une injustice sociale évidente!

02/08/2009

Bridgestone Frameries – Le rassemblement de solidarité du vendredi 31 juillet

Interview réalisée par l'équipe technique du PTB Mons-Borinage (le son peut parfois être défectueux, veuillez nous en excuser).

Ce vendredi 31 juillet, une cinquantaine de personnes, entre-autres du PTB, sont venues marquer leur soutien aux travailleurs de Bridgestone, montrant de ce geste leur solidarité dans ce combat exemplaire.

Aujourd'hui, cela fait donc plus de 53 jours qu’ils mènent une résistance courageuse face à la violence patronale qui refuse tout compromis valable. Lors de la dernière négociation du mardi 28 juillet, le patron a clairement avoué qu'il ne veut surtout pas réintégrer le délégué principal. Il s'agit donc bel et bien d'une atteinte à l'exercice du syndicalisme dans l'entreprise !!!

Dirons-nous assez que ces licenciements abusifs prouvent qu'un travailleur n'a rien d'humain pour la direction de Bridgestone-Frameries ? Car il n'est qu'une marchandise comme une autre, l'époque du "travailleur-Kleenex" ne se soucie guère de la détresse familiale provoquée par la perte d'un emploi. Le "tout-au-profit" est la règle.

Nous sommes donc de plus en plus nombreux à soutenir cette persévérance dans la lutte ouvrière. Merci à tous.

 

P1000616

P1000615

P1000617

2009 07 31 Fameries_Bridgestone 12

 

Marianne - Bourse aux vêtements le 12 septembre à Charleroi

decoration

 

Marianne est l'organisation féminine du PTB. Toutes les femmes y sont bienvenues. Vous pouvez vous adresser à nous pour vos problèmes: au travail, en tant que femme, dans votre ménage, avec vos enfants......

 

Les "Marianne" vous invitent à leur bourse aux vêtements qui se déroulera le 12 septembre 2009 à "LA BRAISE" rue Zénoble Gramme à Charleroi.....

 

Pour lire la suite de l'article, cliquez ici.

09:33 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : charleroi, femmes, social, marianne, ptb, bourse_aux_vetements |  Facebook |

01/08/2009

Priorité de gauche, pistes rouges pour sortie de crise.

Priorité de gauche rectoPeter Mertens, Président du PTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et Président du PTB-Liège, ont assurément fait mouche avec ce livre, "priorité de gauche" (voir l'image en fin d'article).
Ecrit avec simplicité, ce livre explique la crise actuelle et la situation désastreuse dans laquelle s'enlise notre société, tout en argumentant par des exemples concrets de la vie de tous les jours. L'ultralibéralisme qui a dominé le monde politique ces cinquante dernières années, plonge actuellement la grande majorité de la population belge dans le marasme et la précarité.


Vit-on un scénario identique à celui de 1929 ? Non, je crois plutôt que la situation est bien pire encore. Les fermetures d'usines (il y en a tous les jours), et l'augmentation du nombre de chômeurs qui les accompagne, ne fait que débuter les répercussions de cette crise, que nous paierons à coup sûr si nous laissons faire les politiques tratitionnels, à la botte du système capitaliste et néo-libéral.
Ce livre donc, superbement bien écrit, lance des pistes de solutions à cette crise. Ce livre ne fait pas que dénoncer ou répéter ce que de nombeux autres ouvrages ont déjà effectué sous la plume d'économistes chevronnés, mais il donne de l'espoir aux gens, espoir fondé sur des propositions de solutions, qui font partie intégrante du programme du Parti du Travail de Belgique.
Des solutions sont donc apportées dans ce livre, non pas sous forme de fausses promesses, comme les autres partis les plus en vue ont coutume de le faire, mais bien des pistes concrètes et très facilement réalisables dans la pratique.
J'éprouve bien des difficultés à faire la promotion de ce livre sans en citer quelques passages, concernant par exemple le modèle kiwi pour la gratuité des médicaments,  le meilleur financement de l'éducation (qui doit être gratuite), le maintien des services publics, la création d'une banque publique, la taxation des biens de première nécessités comme le prix de l'énergie à 6% au lieu de 21%, une meilleure imposition sur les grosses fortunes, etc etc. Et donc je vais m'arrêter là, vous laisser vous procurer ce bouquin, et ensuite le dévorer (par la lecture, naturellement) comme je l'ai moi-même fait.

Bonne lecture.
________________


Priorité de gauche :: Un livre concoté aux piquets de grève et dans les salles populaires


Peter Mertens, président du PTB et Raoul Hedebouw, porte-parole, ont coécrit l’édition francophone de Priorité de gauche (éd. Aden). Ils présenteront leur livre en exclusivité le 22 mars. Solidaire vous en donne un avant goût.
David Pestieau
Peter Mertens


Depuis le congrès de mars 2008, Peter Mertens et Raoul Hedebouw ont voyagé à travers le pays : « Un vendredi soir à Liège, où nous sommes restés très longtemps chez des sidérurgistes. Un dimanche matin vers Gand pour un brunch avec des syndicalistes. Dans une salle populaire à Charleroi ou au piquet de grève dans la zone du port d’Anvers. Nous sommes surtout venus pour les écouter. Et nous avons entendu des voix qui ne trouvent jamais d’échos à la rue de la Loi. Les voix de ceux qui vivent la crise dans leur chair. Or, beaucoup de politiciens mènent une vie complètement étrangère à celle de l’homme de la rue. Ils ne savent pas ce que c’est d’avoir des difficultés à payer la facture d’énergie à la fin du mois. Ces politiciens ne subissent pas cette crise. Elle est portée par les gens normaux. »
Ainsi est né l’idée du livre Priorité de gauche, mais pas n’importe lequel : « Ce n’est pas une encyclopédie ou une brique. Pour ça, il y a des livres bien plus intéressants. Sur les nouvelles évolutions en Amérique Latine, en Inde et en Chine. Sur le rôle déclinant des Etats-Unis. Sur les contradictions croissantes au sein de l’Union Européenne où les grands pays lèvent à nouveau le drapeau du protectionnisme. Non, ce livre n’est pas l’alfa et l’oméga de la crise. Il s’agit tout simplement d’une première étape pour le débat. Pas un point final, mais un commencement. Il nous était difficile de ne pas partager ce que nous avions entendu lors de nos tournées à travers le pays. »


Vaches sacrées


Le livre prend comme point de départ les conséquences pour les gens des trois dernières décennies assombries par le néolibéralisme. Ces années où il n’y en avait que pour les partisans du marché libre : moins de contrôle, plus de privatisations, plus de cadeaux aux entreprises. La libéralisation de l’énergie, la privatisation de La Poste, les pensions et la santé vendues au privé, la vente de la CGER. Mais la crise financière a renversé ces vaches sacrées. Aujourd’hui, banques et entreprises font la quête pour recevoir l’aide de l’Etat. Après que les bénéfices aient été privatisés, les pertes sont maintenant nationalisées. Voilà pour la première partie.


Les gens d’abord, pas le profit


Aujourd’hui, la Fédérations des Entreprises de Belgique demande de nouvelles baisses des allocations pour les retraités et les sans-emplois, de nouvelles économies dans le secteur de la santé : plus de flexibilité, moins de services publics, un démantèlement de la sécurité sociale. Comme s’il fallait appliquer les mêmes recettes après la crise, qu’avant… Il est temps de proposer autre chose.
Aussi dans la deuxième partie du livre, Peter Mertens expose des mesures simples mais bien argumentées : une banque publique, une interdiction de licenciements pour les entreprises qui font des profits, une baisse de la TVA sur le gaz et l’électricité, une offre publique d’achats pour les médicaments (le modèle kiwi).
Des initiatives à la mesure des gens, pas à celle du profit.


L’orchestre du Titanic


Chaque jour on annonce de nouveaux licenciements et de nouvelles fermetures. La liste devient longue. Pour notre pays, on parle de cent mille licenciements cette année. En 2009, les Etats-Unis risquent de perdre quatre millions d’emplois.
Cette crise du système est le thème de la troisième partie, l’orchestre du Titanic. Il y a des centaines de milliers de SDF aux Etats-Unis et des millions d’habitations vides. On n’a jamais produit autant de nourriture, mais une crise d’alimentation mondiale s’annonce. Il y a des centaines de milliers de tonnes d’acier en trop alors que des paysans dans le Sud doivent encore travailler la terre à main nue.
Il y a une surcapacité toujours plus grande et une consommation en baisse. La crise va plus loin qu’une « crise de confiance morale » comme le prétendent certains. « N’en faisons pas un débat idéologique », a encore lancé un ministre récemment. « Une idéologie est une certaine vision de la société et il me semble justement qu’on n’en parle pas assez », pointe Peter Mertens.
Aussi, il démonte, décortique dans un langage simple, les origines de la crise, revient sur la crise bancaire. Et argumente en profondeur contre les dogmes de la pensée unique qui prétendent que le marché est le chemin à suivre, l’objectif à atteindre, la solution.


L’avenir commence maintenant


Mais  Priorité de gauche  ne se contente pas de faire une critique du capitalisme. Il se propose de changer radicalement de priorité pour emprunter d’autres pistes. Des pistes rouges qui partent des besoins des gens. Des pistes rouges aussi pour aller vers le socialisme.
Des pistes rouges pour que le monde du travail retrouve confiance en lui, pour que le monde sorte de la logique que « l’homme est un loup pour l’homme ». Un développement collectif et social peut amener de véritables progrès. La planification peut etre envisagée à nouveau. Une véritable démocratie peut pleinement se développer sous le socialisme.


Les maux bleus du Parti socialiste


Enfin dans la dernière partie, Raoul Hedebouw, porte-parole revient sur les « maux bleus du Parti socialiste », un parti qui affirme souvent représenter à lui tout seul la gauche au sud du pays. Et qui est au pouvoir de manière ininterrompue depuis vingt ans. Une critique nécessaire pour que la gauche puisse repartir à l’offensive dans les années à venir.

______________


Priorité de gauche :: Cinq questions express aux auteurs


Raoul Hedebouw et Peter Mertens pendant la manifestation pour le pouvoir d’achat. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)


Pourquoi avoir écrit un livre maintenant ?
Peter Mertens. Pour certains, cette crise n’est apparemment qu’une simple crise de confiance. Selon eux, il suffirait que les gens aient à nouveau confiance dans les banques, les conseils d’administration des multinationales ou dans le gouvernement. Il s’agit là bien sûr d’une manœuvre qui leur permet de poursuivre sur leur voie, comme ils le faisaient avant la crise. La crise a renversé pas mal de tabous mais le gouvernement continue comme si de rien n’était. C’est incroyable. Ce livre a pour but de renverser le débat et d’y apporter une série de réponses socialistes.


Pourquoi un livre personnel, écrit à la première personne ?

Peter Mertens. Ce sont les éditeurs qui m’en ont persuadé (il rit). « Peter, m’ont-ils dit, si tu veux toucher un public plus vaste, tu dois oser écrire à la première personne. » J’ai donc tenté le coup. Bien sûr, cela n’empêche pas qu’un grand nombre de personnes ont collaboré à la rédaction de ce livre, trop nombreuses d’ailleurs pour que je puisse toutes les remercier ici personnellement.
Raoul Hedebouw. Dans la partie que j’ai écrit sur le Parti socialiste, j’ai eu la même démarche. Le mélange d’expériences vécues et d’analyse politique n’est pas un exercice facile mais je crois, au final, vraiment réussi, du moins je l’espère… (il rit).


D’où vient le titre Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise ?

Raoul Hedebouw. Avec notre éditeur Gilles Martin d’Aden, nous avons mis du temps à trouver ce titre. J’ai fait appel à pas mal d’amis pour trouver un titre qui « claque » comme le dit Gilles.
Priorité de gauche est un chouette jeu de mots qui montre qu’on veut faire changer la priorité de la société. Qu’on veut donner la priorité aux plus de dix millions d’habitants de notre pays, et pas aux 72 000 millionaires de ce pays. Le livre reprend d’ailleurs plusieurs dizaines de témoignages de la vie quotidienne qui démontrent que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. C’est là un des principes du livre.
Et avec le sous-titre, on voulait surtout montrer notre livre n’est pas seulement un livre de dénonciation du capitalisme mais qu’on proposait aussi des alternatives. Notre livre parle de notre vision d’une société socialiste où seules les choses qui comptent réellement importent et non la soif de profit maximum d’un petit groupe d’actionnaires.


Quel était le défi le plus difficile du livre?
Peter Mertens. Le plus difficile a été de trouver le bon ton. Généralement, l’analyse politique avait déjà été élaborée par le bureau d’étude du parti. Les fidèles lecteurs de Solidaire s’en apercevront. Néanmoins, la manière de présenter les choses est aussi très importante. Il faut que cela soit abordable, il faut donner au livre un certain rythme et que le tout soit facile et agréable à lire. J’ai donc travaillé et retravaillé le style. D’un autre côté, j’ai aussi beaucoup bûché sur le contenu. Moi-même j’ai appris un tas de choses en l’écrivant.


Ce livre est-il plutôt wallon ou flamand ?

Raoul Hedebouw. (Étonné) Un livre wallon ou flamand, c’est quoi ? Le chômage économique touche aussi bien les travailleurs wallons de Caterpillar à Gosselies que les flamands de Volvo à Gand. Et les pensionnés qui vivent sous le seuil de pauvreté - un quart des pensionnées du pays - vivent aussi bien à Liège qu’à Anvers. Tous ces exemples sont aussi repris dans le livre.
Peter Mertens. De même, les remèdes ne sont pas régionaux, et c’est justement ce que les nationalistes de tout poil tentent de nous faire croire. Une banque publique par exemple, cela ne s’organise pas à l’échelle régionale mais à l’échelle nationale, ou à une échelle plus vaste encore. Le livre soulève également d’autres aspects. Raoul a adapté la version francophone d’une façon remarquable en y ajoutant des débats et exemples spécifiques. La seule grande différence entre l’édition francophone et la néerlandophone c’est que Raoul a écrit une annexe sur le Parti socialiste tandis que dans la version néerlandaise, j’ai écrit une annexe sur le programme de la Liste Dedecker, un parti de droite qui monte au Nord du pays.

 

Pour commander cette éditon, cliquez ici.