03/09/2009

interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires !

Première mesure à prendre dans le plan de relance économique : interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires !


Image caterpilar pour blog compCe n’est pas le PTB qui le dit, c’est notre ministre des finances. Selon Didier Reynders : « pour sortir de la crise actuelle, il faut redonner confiance au consommateur ».


En y réfléchissant bien, dans les familles de travailleurs, quel est le principal frein à l’investissement ? Qu’est-ce qui nous fait réellement hésiter à construire ou acheter une nouvelle habitation, investir dans l’isolation, dans l’achat d’une nouvelle voiture moins polluante, une nouvelle chaudière économique, etc… ? La première chose à laquelle on pense, c’est : « oui mais, si je perds mon boulot, comment on va faire pour s’en sortir… ? ».


Il y a quelques années, lorsqu’on travaillait dans une entreprise en difficulté, on éprouvait tout logiquement cette inquiétude. Aujourd’hui, une entreprise largement bénéficiaire licencie « par anticipation » au nom de la bonne gestion alors qu’il serait tout à fait possible de redéfinir les productions sans léser les salariés. La raison invoquée est la réorganisation de l'entreprise afin de sauvegarder sa compétitivité même si les difficultés ne sont pas encore concrétisées. En réalité, la finalité unique est de faire des bénéfices plus élevés pour satisfaire l’appétit des actionnaires.


Les conséquences sont énormes sur la confiance du « consommateur », pour reprendre les termes Monsieur Reynders. Si, même dans des entreprises bénéficiaires, vous risquez de perdre votre job, naturellement vous n’oserez pas investir.


C’est pourquoi, nous sommes persuadés, au PTB, qu’un des meilleurs moyens d’activer la relance économique, serait d’interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.

John B.

02/09/2009

Budget fédéral à la recherche d’argent :: À quelle porte frapper ?


6b7a74d9b325 milliards d’euros. Pour la rentrée, patrons et ministres lancent leurs idées pour combler le gouffre du budget fédéral. Mais d’autres pistes de solutions sont avancées, notamment par les syndicats ou le Parti du Travail de Belgique (PTB).
 
Chez vous (selon les patrons ou les ministres libéraux)…

1. Consacrer moins d’argent aux soins de santé

Rudy Thomaes, dirigeant de la fédération patronale FEB, ne veut plus que le budget des soins de santé puisse augmenter de 4,5% par an, comme prévu dans la loi . Pour la FEB, les 23 milliards d’euros de la sécurité sociale consacrés aux soins de santé doivent diminuer.
    Ces 4,5% de croissance sont une norme arrachée par les syndicats en 2003, qui prend en compte une augmentation normale et nécessaire des dépenses en matière de santé : la population vieillit, la médecine progresse. Donc les besoins augmentent. De plus, les factures d’hôpitaux font exploser le budget des malades. Toucher à ces dépenses pourrait donc faire mal.

2. Moins de fonctionnaires et de service public, du fédéral au communal

La FEB veut réduire fortement le nombre de fonctionnaires et économiser ainsi 5 milliards d’euros. Sont visés : les fonctionnaires fédéraux (pense-t-on au domaine des finances où il manque de personnel pour lutter contre la fraude fiscale ?), et aussi – voire surtout - les agents communaux (pense-t-on aux balayeurs de rue ou aux employés des CPAS ?). Les pensions des fonctionnaires seraient aussi en ligne de mire.

3. Un « index vert » pour bloquer les salaires

Taxer les plus riches ? Pas question pour la FEB. Mais « aucun interlocuteur en Europe ou en Belgique ne peut refuser le débat sur la fiscalité verte. », estime Rudy Thomaes. Va pour taxer plus l’énergie ou des produits comme les bouteilles plastiques. A charge du consommateur.
    Mais le chef de la FEB précise qu’« il ne faut pas que, via l’index, cela entraîne une hausse des salaires. ». Sa solution : « un filtre pour que les produits plus chers ne fassent pas augmenter l’index, ce qui rendrait les salaires plus élevés. » En somme, la FEB veut introduire un « index vert ». Depuis 1993, la liaison des salaires au coût de la vie, via l’index, n’est plus totale : essence, diesel et cigarettes ont été retirés. On appelle ça pudiquement « l’index santé ».
    La FEB veut retirer de l’index toute une série d’autres produits qualifiés de polluants. L’index santé deviendrait l’index vert. Au nom de l’écologie, le patronat veut bloquer les salaires.
    Caroline Ven, chef de cabinet d’Herman Van Rompuy, chargée des questions socio-économiques, va moins loin mais insiste : « il est essentiel de maintenir la modération salariale. »

4. Augmenter les taxes sur l’énergie

Le secrétaire d'Etat Bernard Clerfayt (MR) propose d’augmenter les taxes sur l'énergie pour faire baisser les charges sur le travail.
    Ce qui est sûr : selon son plan, vous devrez payer plus. Il vise à augmenter progressivement les accises sur le diesel, le mazout et le gaz naturel de chauffage. Recettes attendues : 1,6 milliard d’euros. Votre facture était déjà élevée. Et bien avec le MR, ce sera encore plus cher, quelque soit votre revenu. Mais votre patron, lui, bénéficiera de la baisse des charges sur le travail.

… ou chez eux (selon les syndicats ou le PTB)

.......Pour lire la suite, cliquez ici.

16/08/2009

Université marxiste été 2009 - du 22 au 26 août

UM été09

 

Dernier rappel pour les gens désireux de suivre une formation marxiste de qualité (*):

Université marxiste été 2009 - du 22 au 26 août

Téléchargez le dépliant (PDF), ici.

 

(*): l'U.M. est pluraliste et indépendante.

11:27 Écrit par PTB Mons/Borinage dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, crise, formation, etudes, marxisme, marx, universite_marxiste |  Facebook |

07/08/2009

Bridgestone Frameries - La fin de la grève.

Les négociations ont repris cette semaine entre les représentants syndicaux et patronaux de l'entreprise.

L'accord social établi a ensuite été présenté au personnel lors d'une assemblée tenue ce vendredi matin au "PASS" à Frameries.

S'ensuivit un vote secret, au terme duquel une courte majorité s'est prononcée pour la reprise du travail, avec acceptation des dernières conditions.

Après 58 jours de blocage, la fin de la grève a donc été décidée. De plus amples détails vous seront communiqués sur ce blog très prochainement.

Jusqu'au bout, le Parti du Travail de Belgique s'est montré solidaire envers la cause des travailleurs de Bridgestone.  Nous saluons le courage et la persévérance des grévistes pour leur détermination contre une injustice sociale évidente!

01/08/2009

Priorité de gauche, pistes rouges pour sortie de crise.

Priorité de gauche rectoPeter Mertens, Président du PTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et Président du PTB-Liège, ont assurément fait mouche avec ce livre, "priorité de gauche" (voir l'image en fin d'article).
Ecrit avec simplicité, ce livre explique la crise actuelle et la situation désastreuse dans laquelle s'enlise notre société, tout en argumentant par des exemples concrets de la vie de tous les jours. L'ultralibéralisme qui a dominé le monde politique ces cinquante dernières années, plonge actuellement la grande majorité de la population belge dans le marasme et la précarité.


Vit-on un scénario identique à celui de 1929 ? Non, je crois plutôt que la situation est bien pire encore. Les fermetures d'usines (il y en a tous les jours), et l'augmentation du nombre de chômeurs qui les accompagne, ne fait que débuter les répercussions de cette crise, que nous paierons à coup sûr si nous laissons faire les politiques tratitionnels, à la botte du système capitaliste et néo-libéral.
Ce livre donc, superbement bien écrit, lance des pistes de solutions à cette crise. Ce livre ne fait pas que dénoncer ou répéter ce que de nombeux autres ouvrages ont déjà effectué sous la plume d'économistes chevronnés, mais il donne de l'espoir aux gens, espoir fondé sur des propositions de solutions, qui font partie intégrante du programme du Parti du Travail de Belgique.
Des solutions sont donc apportées dans ce livre, non pas sous forme de fausses promesses, comme les autres partis les plus en vue ont coutume de le faire, mais bien des pistes concrètes et très facilement réalisables dans la pratique.
J'éprouve bien des difficultés à faire la promotion de ce livre sans en citer quelques passages, concernant par exemple le modèle kiwi pour la gratuité des médicaments,  le meilleur financement de l'éducation (qui doit être gratuite), le maintien des services publics, la création d'une banque publique, la taxation des biens de première nécessités comme le prix de l'énergie à 6% au lieu de 21%, une meilleure imposition sur les grosses fortunes, etc etc. Et donc je vais m'arrêter là, vous laisser vous procurer ce bouquin, et ensuite le dévorer (par la lecture, naturellement) comme je l'ai moi-même fait.

Bonne lecture.
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Priorité de gauche :: Un livre concoté aux piquets de grève et dans les salles populaires


Peter Mertens, président du PTB et Raoul Hedebouw, porte-parole, ont coécrit l’édition francophone de Priorité de gauche (éd. Aden). Ils présenteront leur livre en exclusivité le 22 mars. Solidaire vous en donne un avant goût.
David Pestieau
Peter Mertens


Depuis le congrès de mars 2008, Peter Mertens et Raoul Hedebouw ont voyagé à travers le pays : « Un vendredi soir à Liège, où nous sommes restés très longtemps chez des sidérurgistes. Un dimanche matin vers Gand pour un brunch avec des syndicalistes. Dans une salle populaire à Charleroi ou au piquet de grève dans la zone du port d’Anvers. Nous sommes surtout venus pour les écouter. Et nous avons entendu des voix qui ne trouvent jamais d’échos à la rue de la Loi. Les voix de ceux qui vivent la crise dans leur chair. Or, beaucoup de politiciens mènent une vie complètement étrangère à celle de l’homme de la rue. Ils ne savent pas ce que c’est d’avoir des difficultés à payer la facture d’énergie à la fin du mois. Ces politiciens ne subissent pas cette crise. Elle est portée par les gens normaux. »
Ainsi est né l’idée du livre Priorité de gauche, mais pas n’importe lequel : « Ce n’est pas une encyclopédie ou une brique. Pour ça, il y a des livres bien plus intéressants. Sur les nouvelles évolutions en Amérique Latine, en Inde et en Chine. Sur le rôle déclinant des Etats-Unis. Sur les contradictions croissantes au sein de l’Union Européenne où les grands pays lèvent à nouveau le drapeau du protectionnisme. Non, ce livre n’est pas l’alfa et l’oméga de la crise. Il s’agit tout simplement d’une première étape pour le débat. Pas un point final, mais un commencement. Il nous était difficile de ne pas partager ce que nous avions entendu lors de nos tournées à travers le pays. »


Vaches sacrées


Le livre prend comme point de départ les conséquences pour les gens des trois dernières décennies assombries par le néolibéralisme. Ces années où il n’y en avait que pour les partisans du marché libre : moins de contrôle, plus de privatisations, plus de cadeaux aux entreprises. La libéralisation de l’énergie, la privatisation de La Poste, les pensions et la santé vendues au privé, la vente de la CGER. Mais la crise financière a renversé ces vaches sacrées. Aujourd’hui, banques et entreprises font la quête pour recevoir l’aide de l’Etat. Après que les bénéfices aient été privatisés, les pertes sont maintenant nationalisées. Voilà pour la première partie.


Les gens d’abord, pas le profit


Aujourd’hui, la Fédérations des Entreprises de Belgique demande de nouvelles baisses des allocations pour les retraités et les sans-emplois, de nouvelles économies dans le secteur de la santé : plus de flexibilité, moins de services publics, un démantèlement de la sécurité sociale. Comme s’il fallait appliquer les mêmes recettes après la crise, qu’avant… Il est temps de proposer autre chose.
Aussi dans la deuxième partie du livre, Peter Mertens expose des mesures simples mais bien argumentées : une banque publique, une interdiction de licenciements pour les entreprises qui font des profits, une baisse de la TVA sur le gaz et l’électricité, une offre publique d’achats pour les médicaments (le modèle kiwi).
Des initiatives à la mesure des gens, pas à celle du profit.


L’orchestre du Titanic


Chaque jour on annonce de nouveaux licenciements et de nouvelles fermetures. La liste devient longue. Pour notre pays, on parle de cent mille licenciements cette année. En 2009, les Etats-Unis risquent de perdre quatre millions d’emplois.
Cette crise du système est le thème de la troisième partie, l’orchestre du Titanic. Il y a des centaines de milliers de SDF aux Etats-Unis et des millions d’habitations vides. On n’a jamais produit autant de nourriture, mais une crise d’alimentation mondiale s’annonce. Il y a des centaines de milliers de tonnes d’acier en trop alors que des paysans dans le Sud doivent encore travailler la terre à main nue.
Il y a une surcapacité toujours plus grande et une consommation en baisse. La crise va plus loin qu’une « crise de confiance morale » comme le prétendent certains. « N’en faisons pas un débat idéologique », a encore lancé un ministre récemment. « Une idéologie est une certaine vision de la société et il me semble justement qu’on n’en parle pas assez », pointe Peter Mertens.
Aussi, il démonte, décortique dans un langage simple, les origines de la crise, revient sur la crise bancaire. Et argumente en profondeur contre les dogmes de la pensée unique qui prétendent que le marché est le chemin à suivre, l’objectif à atteindre, la solution.


L’avenir commence maintenant


Mais  Priorité de gauche  ne se contente pas de faire une critique du capitalisme. Il se propose de changer radicalement de priorité pour emprunter d’autres pistes. Des pistes rouges qui partent des besoins des gens. Des pistes rouges aussi pour aller vers le socialisme.
Des pistes rouges pour que le monde du travail retrouve confiance en lui, pour que le monde sorte de la logique que « l’homme est un loup pour l’homme ». Un développement collectif et social peut amener de véritables progrès. La planification peut etre envisagée à nouveau. Une véritable démocratie peut pleinement se développer sous le socialisme.


Les maux bleus du Parti socialiste


Enfin dans la dernière partie, Raoul Hedebouw, porte-parole revient sur les « maux bleus du Parti socialiste », un parti qui affirme souvent représenter à lui tout seul la gauche au sud du pays. Et qui est au pouvoir de manière ininterrompue depuis vingt ans. Une critique nécessaire pour que la gauche puisse repartir à l’offensive dans les années à venir.

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Priorité de gauche :: Cinq questions express aux auteurs


Raoul Hedebouw et Peter Mertens pendant la manifestation pour le pouvoir d’achat. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)


Pourquoi avoir écrit un livre maintenant ?
Peter Mertens. Pour certains, cette crise n’est apparemment qu’une simple crise de confiance. Selon eux, il suffirait que les gens aient à nouveau confiance dans les banques, les conseils d’administration des multinationales ou dans le gouvernement. Il s’agit là bien sûr d’une manœuvre qui leur permet de poursuivre sur leur voie, comme ils le faisaient avant la crise. La crise a renversé pas mal de tabous mais le gouvernement continue comme si de rien n’était. C’est incroyable. Ce livre a pour but de renverser le débat et d’y apporter une série de réponses socialistes.


Pourquoi un livre personnel, écrit à la première personne ?

Peter Mertens. Ce sont les éditeurs qui m’en ont persuadé (il rit). « Peter, m’ont-ils dit, si tu veux toucher un public plus vaste, tu dois oser écrire à la première personne. » J’ai donc tenté le coup. Bien sûr, cela n’empêche pas qu’un grand nombre de personnes ont collaboré à la rédaction de ce livre, trop nombreuses d’ailleurs pour que je puisse toutes les remercier ici personnellement.
Raoul Hedebouw. Dans la partie que j’ai écrit sur le Parti socialiste, j’ai eu la même démarche. Le mélange d’expériences vécues et d’analyse politique n’est pas un exercice facile mais je crois, au final, vraiment réussi, du moins je l’espère… (il rit).


D’où vient le titre Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise ?

Raoul Hedebouw. Avec notre éditeur Gilles Martin d’Aden, nous avons mis du temps à trouver ce titre. J’ai fait appel à pas mal d’amis pour trouver un titre qui « claque » comme le dit Gilles.
Priorité de gauche est un chouette jeu de mots qui montre qu’on veut faire changer la priorité de la société. Qu’on veut donner la priorité aux plus de dix millions d’habitants de notre pays, et pas aux 72 000 millionaires de ce pays. Le livre reprend d’ailleurs plusieurs dizaines de témoignages de la vie quotidienne qui démontrent que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. C’est là un des principes du livre.
Et avec le sous-titre, on voulait surtout montrer notre livre n’est pas seulement un livre de dénonciation du capitalisme mais qu’on proposait aussi des alternatives. Notre livre parle de notre vision d’une société socialiste où seules les choses qui comptent réellement importent et non la soif de profit maximum d’un petit groupe d’actionnaires.


Quel était le défi le plus difficile du livre?
Peter Mertens. Le plus difficile a été de trouver le bon ton. Généralement, l’analyse politique avait déjà été élaborée par le bureau d’étude du parti. Les fidèles lecteurs de Solidaire s’en apercevront. Néanmoins, la manière de présenter les choses est aussi très importante. Il faut que cela soit abordable, il faut donner au livre un certain rythme et que le tout soit facile et agréable à lire. J’ai donc travaillé et retravaillé le style. D’un autre côté, j’ai aussi beaucoup bûché sur le contenu. Moi-même j’ai appris un tas de choses en l’écrivant.


Ce livre est-il plutôt wallon ou flamand ?

Raoul Hedebouw. (Étonné) Un livre wallon ou flamand, c’est quoi ? Le chômage économique touche aussi bien les travailleurs wallons de Caterpillar à Gosselies que les flamands de Volvo à Gand. Et les pensionnés qui vivent sous le seuil de pauvreté - un quart des pensionnées du pays - vivent aussi bien à Liège qu’à Anvers. Tous ces exemples sont aussi repris dans le livre.
Peter Mertens. De même, les remèdes ne sont pas régionaux, et c’est justement ce que les nationalistes de tout poil tentent de nous faire croire. Une banque publique par exemple, cela ne s’organise pas à l’échelle régionale mais à l’échelle nationale, ou à une échelle plus vaste encore. Le livre soulève également d’autres aspects. Raoul a adapté la version francophone d’une façon remarquable en y ajoutant des débats et exemples spécifiques. La seule grande différence entre l’édition francophone et la néerlandophone c’est que Raoul a écrit une annexe sur le Parti socialiste tandis que dans la version néerlandaise, j’ai écrit une annexe sur le programme de la Liste Dedecker, un parti de droite qui monte au Nord du pays.

 

Pour commander cette éditon, cliquez ici.

25/07/2009

La crise du système

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 La crise secoue bien des certitudes. Chassé des universités, Marx est aujourd’hui, à la faveur de la crise, en train de faire un come-back remarquable. Même – ou est-ce surtout ? – des économistes en plein désarroi le redécouvrent.


Certains ne l’avaient jamais oublié. Depuis le krach de la bulle informatique en 2001, l’économiste marxiste Henri Houben ne cesse de répéter que le système économique international se fragilise de plus en plus, que les États-Unis n’ont guère de marge de manœuvre et qu’un nouveau krach, de l’ampleur au moins de celui de 1929, est inévitable. Avec Jo Cottenier, il décrypte la crise actuelle, en préparation depuis trente-cinq ans, et montre en quoi il s’agit d’une véritable « crise du système », ayant pour fondement la manière même de fonctionner du capitalisme.

François Ferrara analyse le rôle croissant du crédit, dont l’effet est de spolier une deuxième fois les travailleurs.

Dans sa contribution sur l’intervention de l’État, Herwig Lerouge passe au crible la tonitruante critique des fervents du marché libre qui tout d’un coup ont découvert les avantages de la nationalisation, injectant même de l’argent dans le secteur bancaire et créant ainsi une sorte de « socialisme pour les riches ».

Le socialisme comme solution de rechange au capitalisme, que les nouveaux marxistes à la mode préfèrent oublier, est par contre au cœur du débat mené par les quatre auteurs. Que ce numéro d’Études marxistes incite à (re)découvrir Marx, le vrai.

Acheter ce numéro

Cliquez sur l'image pour suivre la thématique de ce dossier sur le site du PTB:

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23/07/2009

Bridgestone Frameries :: Stop aux licenciements

Comité de solidarité avec les travailleurs de Bridgestone Frameries.

Les travailleurs de Bridgestone, unis et en front commun, sont en grève depuis le 11 juin. Face à eux, la direction de l'entreprise maintient une attitude de combat, très déterminée. Alors que l'entreprise a fait plus de 5 millions d'Euros de bénéfice l'an dernier, la direction ne cache même plus son intention de licencier d'autres travailleurs dans un avenir proche. Elle est soutenue par la fédération patronale de la chimie, Essenscia, qui traîne les grévistes dans la boue, les présente comme des voyous et des casseurs. Alors que les congés commencent, le conflit chez Bridgestone devient une épreuve de force importante pour l'ensemble du monde du travail, qui devra une fois de plus mener de durs combats dès la rentrée, pour l'emploi, contre la précarité et l'austérité. Face à la solidarité patronale, la solidarité du monde du travail et de la population doit s'affirmer. Le rassemblement d'aujourd'hui est un premier pas.

Voilà pourquoi nous lançons un appel à constituer
UN COMITE DE SOLIDARITE PLURALISTE AVEC LES GREVISTES DE BRIDGESTONE  POUR NE PLUS AFFRONTER SEUL LES LICENCIEMENTS BAS LES PATTES DES DELEGUES DES TRAVAILLEURS SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS EN LUTTE.

Signez l'appel
Pour signer l’appel envoyez un mail à :
invernizzi.sandra(at)skynet.be
tel: 0494/30.68.35

Thierry Bodson Secrétaire général FGTB wallonne | Ricotta Roberto | Céline Caudron | André Henry | Sandra Invernizzi | Daniel Tanuro | Stanislas Thyri | Freddy Mathieu – NPA | Pierre Denoël – NPA | Cornet Clement | Dusaussois Benjamin | Delcros Stephane | Beugnies John | Beugnies Jacky | Cannestra Barto | Petit Laurent | Degrugillier Jacqueline | Boulet Juliette – Députée Ecolo | Henneuse Pascal | Devriese Eric – Secrétaire CG FGTB | Dupont Jacques | Jungst Henriette | Vargas Gary | Lagrange Martin | Van Driessche | Dutrieux Michel | Michels Thérèse – PTB | Bognanni Giuseppe | Petit Jean Claude | Derudder André | Cardinal Valérie | Carlier Anne | Despiegeleer Arnold | Van Praet Alain – NPA | Demoustier Mauricette | Lecocq Muriel | Poncelet Geoffrey | Croix Hubert | Lepoivre Caroline | Alu Giovanna | Defourny Florence – J-FGTB | Levy Simon | Gilles Maufroy | Denis Horman – LCR | Martin Laurent | Ataulfo Riera | Enzo Scaletta | Thomas Weyts | Ginette Bauwens | Christine Vanden Daelen | Eric Laurent | Jean Van Weymens | Michel Jacquet | Michel Jadin | Hughes Lefebvre | Giovanni Dalbono | Guy Delaunois | Jean-Luc Poncelet | Pierre Lower | Dino Silverstrain | Giovanni Troletti | Jean-Luc Papier | Daniel Bayeri | Robert Lorent | Daniel Cheron | Jean-Marie Carton | Alain Sonnet | Freddy De Pauw – Journalist | Léon Gosselain - conseiller communal honoraire à Ath et militant eco-socialiste autogestionnaire| Herman Van Laer- FGTB Evonik | Dominique Waroquiez – LCR | Melody Imbach – productrice | Thomas Weyts –BBTK | Christine Gehenot | Cristina Gay - Une Autre Gauche | Olivier Cattelain -Secrétaire permanent CNE | Patrick BRASSEUR - Conseiller FGTB | Michel DELVAUX – MWB-FGTB | Guilmot christian - GAZELCO CGSP FGTB | Freddy
- délégué principal CSC Transcom | Jean-Claude Vannieuwenhuyze - CSC| Ginette Bauwens | Valeer Vantyghem - ex délégué Ardovries (alimentation) Roulers | Christine Vanden Daelen | Cathy Gorjàn - artiste peintre | Marie- Claire Depas – prépensionnée | Bernard Wauthy | Maurice Fabrot – délégué SETCa BNP Fortis | Patrice Lambert | Gilles Smedts, Porte Parole du Parti Humaniste | Jeannine GARCIA - Déléguée CGSP FOREM Liège | BEN FREDJ MOHAMED, Technicien Field Pc | M'rini Mohamed, Technicien Team Leader, Alliance Econocom – EMS | ALLALI Hamid, Employé | Olivier CAILLOUX - Chercheur ULB | Thierry DELFORGE - CGSP Enseignement Bruxelles | Michel VAN ETON - délégué syndical Tech Space Aero | Fabienne DE LELYS - formatrice syndicale | Horia BOUBKER – employée | Claudine POLET - membre du MPDS | Serge VIAENE - chômeur, ancien délégué syndical Motte Mouscron | Monique BLAES, enseignante retraitée | Caroline GOURMET, psychologue | Martin WILLEMS, secrétaire syndical adjoint SETCA BHV | Laurent VANHAELEN - technicien | Roger GODDIN - délégué régional SEL-SETCA Brabant wallon | Alain BLAISE délégué CG FGTB Chimie Mima Films | Nadine ROSA ROSSO - enseignante | Luk VERVAET -"Egalité" | Jean-Claude Cols - ATTAC Bruxelles 1 | Francis Houart | Vincent Devaux –Enseignant | Guy Van Sinoy - délégué CGSP et militant de la LCR | Jean Luc Dossin -Conseiller en environnement FGTB | Cecilia SIDDI - Cellule Lutte Contre les Discriminations Cepag | Clabots Johanna | David Baele - travailleur socio-culturel, bénévole a l'asbl Uilekot | Patrice Lambert | Francotte Etienne - animateur pour la MWB FGTB |

18/07/2009

Bridgestone à Frameries : la force d’une délégation soudée

Vendredi 10 juillet, La Province (Sudpresse) publie un interview du patron Clarinval. Concernant les 8 ouvriers licenciés, celui-ci déclare: « on leur retrouve un job dans les environs, avec en plus une enveloppe de 30.000 € bruts pour certains. Que faut-il de plus ? »

Alain Denooze, secrétaire de la Centrale générale (FGTB) répond immédiatement dans La Province du lendemain : « M. Clarinval veut faire croire que les ouvriers vont toucher le pactole alors que la direction ne leur « offre » que le préavis légal plus une indemnité d’un à deux mois de salaire selon l’ancienneté de chacun ».

Au piquet de Bridgestone, nous recevons des explications complémentaires : « Les sommes de 20.000 et 30.000 €, ce sont les préavis légaux. De toute façon, jusqu’à présent les ouvriers licenciés ont touché entre 4000 et 17.000 €. Il ne faut pas oublier que durant la période du préavis, entre 6 et 9 mois, les ouvriers concernés ne toucheront pas d’autre revenu. Et ces sommes sont évidemment fortement taxées. Question de l’enveloppe supplémentaire il n’y a rien de concret. »


La délégation syndicale a déjà montré sa bonne volonté.

La délégation et les ouvriers avaient montré leur bonne volonté lorsque le patron leur a annoncé son « projet » de transférer le stock de pneus à Zeebruges. Le projet a été annoncé au Conseil d’Entreprise du 27 mai, en fin de réunion. Le lendemain, 28 mai, en négociation, la délégation syndicale propose le reclassement des ouvriers du magasin de pneus dans la production. Des ouvriers qui faisaient l’horaire du jour mais qui étaient d’accord de tourner à nouveau à 3 pauses, malgré leur âge. Ces ouvriers ont déjà travaillé dans la production par le passé, ils connaissent donc le travail. La négociation n’a pas abouti. Mais malgré cela, dès le 2 juin le patron mettait en application son « projet » !  Les pneus étaient embarqués par les transporteurs de 2XL « A ce moment-là, nous avons laissé partir les pneus, nous pensions que lors de la suivante négociation, une solution serait dégagée ! »

Malgré les différentes propositions syndicales, la Direction n’a rien voulu entendre, et c’est ainsi que le 11 juin, les 8 ouvriers ont été appelé à la Direction pour rendre leur badge. Alors qu’ils n’avaient même pas encore reçu leur C4. Les ouvriers ont réagi immédiatement et sont partis en grève.

Le chômage économique aurait été une solution.


La proposition de la délégation de reclasser les 8 ouvriers dans la production, était réalisable quitte à organiser le chômage partiel. Clarinval déclare que le chômage économique est impossible parce que l’usine n’est pas en difficulté économique.

Les délégués nous expliquent qu’ils ne demandaient pas du chômage économique, mais le chômage partiel, et que cela est tout à fait possible à condition de demander une dérogation.

Un ouvrier intervient : « je comprends pourquoi la Direction fait appel à une firme de sous-traitance de Zeebruges ! Nous leur avons posé la question aux chauffeurs des camions de 2XL : ce sont des transporteurs polonais qui gagnent 780 € par mois. C’est ça la sous-traitance ! »

Un autre ouvrier : « Le but est de décapiter la délégation syndicale, en vue de la CCT de l’année prochaine ! »

« C’est vrai que nous avons une délégation soudée, CSC – FGTB, et le patron a tout intérêt à les affaiblir. En délocalisant le magasin, le patron a trouvé là une bonne opportunité pour lui de toucher à un délégué, le délégué principal FGTB. S’il aboutit, il affaiblit une équipe. Pas seulement pour la CCT, pour tout. »

« Quand je vois ça je suis révolté », dit un collègue. « Entretemps, la Direction jette l’argent par les fenêtres. Voyez la Société de gardiennage qu’elle a engagée pour « protéger l’usine » ! Alors que nous sommes là, jour et nuit. Nous sommes les premiers à vouloir garder intact notre outil de travail ! Depuis le début de la grève, combien coûtent ces gardes, entre 10 et 12 tous les jours ? C’est pas une provocation, ça ? »

« Et les voitures de leasing qui sont là ! Il y a 10 ans, il n’y en avait que deux. Aujourd’hui, 15 directeurs ont leur voiture de service, il faut compter aussi leurs cartes à essence et leurs cartes visa ! D’ailleurs dans le bilan de l’entreprise, les dépenses « non-admises » s’élèvent à 750.000 €. Alors, pourquoi faire le difficile pour 8 ouvriers ?! ».

Visite à l’Ambassade du Japon

Lundi 13 juillet, la délégation syndicale s’est rendue à l’Ambassade du Japon dans le but d’obtenir une entrevue avec la Direction supérieure de Bridgestone qui a son siège au japon. Ils y ont remis le dossier de Bridgestone et ont fait comprendre aux fonctionnaires de l’Ambassade que la Direction du Japon n’est pas respectueux envers les travailleurs de Bridgestone, car jusqu’à présent ils n’ont pas accepté de les rencontrer. Espérant que les Japonais tiennent à leur image, la délégation espère une réaction rapide.

Voilà quelques témoignages de travailleurs de Bridgestone. Après 5 semaines de grève ils sont plus que jamais décidés de continuer.

Ils méritent un soutien important !


Pour rappel, le numéro de compte ouvert par la délégation syndicale en front commun :

N°: 035–7064230-52.        Mention : S.T.Bridgestone.

Thérèse M.

12/07/2009

La FEB présente les quatre cartouches de son fusil anti-crise

Quand le gouvernement prépare un plan d’économies, les patrons de la FEB (Fédération des Entreprises Belgique) sont toujours les premiers à faire connaître leur desiderata. Et, cette fois-ci, ils font froid dans le dos.

Jo CottenierFEB


Plan de la FEB pour résoudre la crise : renforcer la mise au travail des +55 ans. Sera-t-il encore possible de profiter d'une pension bien méritée dans quelques années? (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Pieter Timmermans, le directeur général de la FEB, démarre avec un constat fort: « On flirte avec des chiffres de déficit et de taux d’endettement d’il y a vingt ans. On est pratiquement revenu à la situation des années 80. Et les gens vont comprendre qu’il faut prendre des mesures maintenant, avec un effet croissant . »

Cette façon de présenter les choses nous rappelle qu’il y a deux façons de mentir : par ce qu’on dit ou par ce qu’on ne dit pas. Le tout est de savoir POURQUOI on est pratiquement revenu à la situation des années 80. C’est pourtant très simple : parce que l’Etat a dû verser des sommes gigantesques pour secourir les banques. Parce que la chasse au profit maximum a entraîné l’économie mondiale dans la plus grande crise depuis les années 30. « Les gens vont comprendre qu’il faut prendre des mesures » dit Timmermans. Bien sûr que les gens comprennent. Le tout est de savoir LESQUELLES. Si on saute la question des responsabilités, tout le débat sur les mesures est faussé.

La FEB veut « aider à la décision ». Elle a donc préparé quatre cartouches.


1. Travailler plus longtemps


C’est la cartouche principale : travailler plus longtemps, notamment en remettant les chômeurs et les personnes de plus de 55 ans au travail. Bref, un pacte des générations bis. Le pacte de 2005 s’est attaqué à la prépension en rendant les conditions pour y accéder plus sévères, notamment en terme de carrière. La prépension à 50, 52 ou 55 ans reste possible en cas de restructuration avec licenciement massif, mais les prépensionnés doivent rester disponibles pour le marché de travail, ce qui n’était pas le cas avant le pacte des générations.

La FEB suggère deux voies : ou bien changer la loi sur la prépension en cas de restructuration, ou bien étendre le système de contrôle systématique des chômeurs au-delà de 50 ans, avec obligation d’accepter un boulot ou une formation. La FEB a même déjà pensé à la tactique à suivre : « Les plus de 50 ans ne sont pas soumis à la procédure d’activation des chômeurs. Faut-il le faire ? Discutons-en. Il ne faut pas aller nécessairement jusqu’à 60 ans d’un coup. Mais on peut le faire graduellement comme on l’a fait pour l’âge de la pension des femmes, il y a quelques années. Beaucoup de mesures, justifiées par la crise, peuvent être introduites maintenant et s’appliquer progressivement dans les années à venir. »


2. Extension du travail intérimaire


« Tout le monde dit qu’il faut mettre plus de gens au travail, mais il y a encore des réticences sur l’intérim » dit Timmermans. C’est une vieille demande qui émane surtout de Federgon, la fédération des sociétés d’intérim. Leur demande est double :

1° autoriser le travail intérimaire dans les secteurs « protégés » comme les services publics et le secteur du déménagement

2° abolir les limites légales pour pouvoir faire appel au travail intérimaire.

Jusqu’ici la loi prévoit trois circonstances précises qui justifient le travail intérimaire, ce qui permet aux syndicats de mettre des freins. Le patronat veut un quatrième critère : l’intérim comme passage vers un boulot stable. C’est à dire n’importe quand. La crise nous a montré à quoi servent les contrats d’intérim : ce sont les premières victimes d’une mauvaise conjoncture. Dans les services publics ils serviraient à redoubler l’offensive contre les contrats statutaires, qui est menée jusqu’ici par l’augmentation fulgurante de contractuels.


3. Une pension plus basse pour ceux qui partent plus tôt


La FEB propose une réforme fondamentale du système légal de pension (premier pilier). Pieter Timmermans a précisé sa pensée au micro de la RTBF-radio. Il veut un système de pension comme en Suède ou en Italie. Il faut rappeler que Berlusconi a dû braver trois grèves générales en Italie avant de pouvoir introduire sa réforme. Elle consiste à rendre la pension dépendante non seulement du nombre d’années travaillées, mais également de l’espérance de vie qu’on a devant soi. Bref, plus tôt on part en pension, moins on touche. Le pacte entre génération a introduit des bonus pour ceux qui travaillent plus longtemps. La FEB veut en fait des malus pour ceux qui prennent une pension anticipée. 


4. Allonger le temps de travail

Travailler plus en nombre d’heures pour alléger les coûts pour les patrons, pour qu’ils créent plus d’emplois. Ici c’est vraiment de l’algèbre patronal. « Sur base annuelle, la Belgique est dans le top trois des pays où l’on travaille le moins d’heures. Mais en même temps, le taux d’emploi est le plus faible d’Europe, surtout parmi les plus de 50 ans. Donc diminuer le temps de travail des uns pour donner de l’emploi à d’autres, ce sera difficile. » Diminuer le temps de travail ou la carrière des plus âgé(e)s, pour donner de l’emploi aux jeunes chômeurs peut sembler une nécessité évidente en temps de crise. Pour la FEB, c’est l’inverse qu’il faut faire. Démonstration ? C’est dans les pays qui ont le taux d’emploi le plus élevé pour les travailleurs âgés, qu’il y a aussi moins de chômage des jeunes. La FEB pourrait peut-être en conclure que le problème se situe avant tout au niveau de l’offre d’emploi, lui a répondu le président de la CSC, Luc Cortebeeck.
Réactions syndicales

« C’est cynique de proposer de remettre les plus de 50 ans au travail alors qu’il y a des milliers de pertes d’emploi sur le terrain » réagit Anne Demelenne, la secrétaire générale de la FGTB.

La CSC trouve que « la FEB a l’intention de faire payer cette crise par les travailleurs (alors que) c’est aux épaules les plus larges à supporter les charges les plus lourdes. » La CSC estime enfin que « la seule réponse que la FEB a trouvée pour répondre à l’augmentation dramatique du taux de chômage, surtout chez les jeunes, consiste à presser les chômeurs âgés. Or, c’est le chômage qu’il faut combattre et non les chômeurs ! ».

Pour en savoir plus
L’université marxiste d’été
Taxons les pauvres, ils sont plus nombreux ! (26 août) Marco Van Hees
La crise du système :
- La grande crise du 21e siècle - introduction (22-23 août) Henri Houben
- La grande crise du 21e siècle - séminaire (24-26 août) Henri Houben
- L’État peut-il sauver l’économie ? (24-25 août) Louis Colson
- Pistes rouges pour sortie de crise (26 août) Raoul Hedebouw
Info et inscriptions sur le site www.marx.be.
Les lecteurs de Solidaire qui s’inscrivent avant le 10 juillet bénéficient d’un tarif préférentiel

23/06/2009

Le PTB+ dit NON à la fermeture de l'atelier SNCB de Cuesmes.

Téléchargez le tract distribué lors de la dernière campagne électorale du PTB+ en soutien aux cheminots de l'arsenal de Cuesmes (SNCB), contre la fermeture de cet atelier (prévu en 2012 ....si on ne fait rien).