03/09/2009

interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires !

Première mesure à prendre dans le plan de relance économique : interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires !


Image caterpilar pour blog compCe n’est pas le PTB qui le dit, c’est notre ministre des finances. Selon Didier Reynders : « pour sortir de la crise actuelle, il faut redonner confiance au consommateur ».


En y réfléchissant bien, dans les familles de travailleurs, quel est le principal frein à l’investissement ? Qu’est-ce qui nous fait réellement hésiter à construire ou acheter une nouvelle habitation, investir dans l’isolation, dans l’achat d’une nouvelle voiture moins polluante, une nouvelle chaudière économique, etc… ? La première chose à laquelle on pense, c’est : « oui mais, si je perds mon boulot, comment on va faire pour s’en sortir… ? ».


Il y a quelques années, lorsqu’on travaillait dans une entreprise en difficulté, on éprouvait tout logiquement cette inquiétude. Aujourd’hui, une entreprise largement bénéficiaire licencie « par anticipation » au nom de la bonne gestion alors qu’il serait tout à fait possible de redéfinir les productions sans léser les salariés. La raison invoquée est la réorganisation de l'entreprise afin de sauvegarder sa compétitivité même si les difficultés ne sont pas encore concrétisées. En réalité, la finalité unique est de faire des bénéfices plus élevés pour satisfaire l’appétit des actionnaires.


Les conséquences sont énormes sur la confiance du « consommateur », pour reprendre les termes Monsieur Reynders. Si, même dans des entreprises bénéficiaires, vous risquez de perdre votre job, naturellement vous n’oserez pas investir.


C’est pourquoi, nous sommes persuadés, au PTB, qu’un des meilleurs moyens d’activer la relance économique, serait d’interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.

John B.

25/07/2009

La crise du système

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 La crise secoue bien des certitudes. Chassé des universités, Marx est aujourd’hui, à la faveur de la crise, en train de faire un come-back remarquable. Même – ou est-ce surtout ? – des économistes en plein désarroi le redécouvrent.


Certains ne l’avaient jamais oublié. Depuis le krach de la bulle informatique en 2001, l’économiste marxiste Henri Houben ne cesse de répéter que le système économique international se fragilise de plus en plus, que les États-Unis n’ont guère de marge de manœuvre et qu’un nouveau krach, de l’ampleur au moins de celui de 1929, est inévitable. Avec Jo Cottenier, il décrypte la crise actuelle, en préparation depuis trente-cinq ans, et montre en quoi il s’agit d’une véritable « crise du système », ayant pour fondement la manière même de fonctionner du capitalisme.

François Ferrara analyse le rôle croissant du crédit, dont l’effet est de spolier une deuxième fois les travailleurs.

Dans sa contribution sur l’intervention de l’État, Herwig Lerouge passe au crible la tonitruante critique des fervents du marché libre qui tout d’un coup ont découvert les avantages de la nationalisation, injectant même de l’argent dans le secteur bancaire et créant ainsi une sorte de « socialisme pour les riches ».

Le socialisme comme solution de rechange au capitalisme, que les nouveaux marxistes à la mode préfèrent oublier, est par contre au cœur du débat mené par les quatre auteurs. Que ce numéro d’Études marxistes incite à (re)découvrir Marx, le vrai.

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12/07/2009

Marx, les crises du capitalisme.

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Livre :: Marx nous explique les crises actuelles

La chasse aux sorcières, les dévoiements du capitalisme étatique de certains pays dits communistes, le triomphe du libéralisme… ont relégué certaines des analyses économiques des plus pertinentes sous prétexte d’une orientation idéologique de leur auteur. Marx a naturellement été la victime de cette catégorisation qui balaie toute possibilité d’honnêteté intellectuelle permettant la reconnaissance de l’acuité d’une analyse. Mais dans la crise actuelle, un retour aux préceptes marxistes de l’économie peut être particulièrement éclairant. Pour lui, les crises sont une matière inhérente au capitalisme, qui à la recherche incessante du profit incite à produire toujours plus dans un contexte de consommation limitée. Lorsque la surproduction apparaît, on réduit alors la production et impose le chômage partiel et les licenciements. La conflagration suit : faillites, chute des actions, misère sociale… Revenir à des analyses passées permet parfois de bien mieux comprendre le présent.

Karl Marx, les crises du capitalisme, texte inédit, Demopolis, 2009, 14€