20/08/2009

Interview de Maurice Delannoy, ex-délégué principal FGTB (licencié) de Bridgestone Frameries.

Le résultat de la grève est très positif.

Maurice Delannoy
En préambule à l'interview, Maurice Delannoy s'exclame:  "Avant tout je tiens à remercier tous les membres et sympathisants du PTB pour leur soutien et leur engagement auprès de notre action."


- En tant que délégué principal licencié, et sachant que le patron cherchait à se débarrasser d'un syndicaliste comme toi, comment vis-tu cela ?

Maurice Delannoy: "Qu’un patron cherche à se débarrasser d’un délégué syndical, c’est « monnaie courante  », qu’il licencie huit autres travailleurs pour y parvenir, c’est rare. Il en résulte un beau gâchis pour des ouvriers qui n’ont eu d’autre tort que de travailler dans le même service que le mien."

- Quels sont les meilleurs souvenirs que tu as de 2 mois de grève pour ta réintégration et celle des 8 ?

M.D.: "Beaucoup d’événements ont marqué ces deux mois de grève qui en feront un grand souvenir. Cependant, alors que l’on nous dépeignait comme des « terroristes », bon nombre d’enfants venaient quotidiennement au piquet pour jouer, sans crainte, et beaucoup d’épouses témoigneront longtemps de la cordialité ambiante. J’exprime aussi toute ma gratitude aux travailleurs de Megamold à Herstal (Liège), à leurs délégués, et plus particulièrement à Pascal Lentini. Quelle solidarité, quel engagement !"

- Comment as-tu apprécié le vote de 69,7 % de non lors de la première proposition du 22 juillet ?

M.D.: "Je n’ai pas été étonné du rejet de la proposition. Les travailleurs voulaient la réintégration de tous les licenciés et ce qui leur était proposé était bien trop complexe."

- Comment tu évalues le résultat de la grève, le positif et / ou le négatif ? Auriez-vous pu obtenir ta réintégration en continuant la grève et/ ou avec d'autres actions ?

M.D.: "Le résultat de la grève est très positif. Alors que la direction ne comprenait pas pourquoi une grève pour huit licenciements (« dans les autres entreprises, ce genre de situation se vit sans problème particulier »), les ouvriers de Bridgestone ont clairement montré leur désaccord face à de tels procédés quand l’entreprise dégage de si gros bénéfices et ne met pas tout en œuvre pour préserver l’emploi. Cela doit servir d’exemple pour tous les salariés de Belgique."

"Je ne sais pas ce qu’aurait apporté la poursuite de la grève. Certains diront que nous allions droit à la fermeture de l’entreprise, d’autres que nous aurions obtenu la réintégration des travailleurs licenciés."

"Ce que je sais, c’est que les négociations étaient très difficiles car il y avait beaucoup de détermination de part et d’autre. Camper sur ses positions n’aurait amené aucune solution. "

- Et comment tu vois le dernier vote, de la part des ouvriers ?

M.D.: "Neuf semaines de grève, c’est dur financièrement et psychologiquement. Ajoutez le fait que la plupart des licenciés sont satisfaits du résultat des négociations, il n’en fallait pas plus pour voter la reprise du travail, même avec une petite majorité."

"Un score aussi serré montre que les travailleurs ne sont pas apaisés, tout reste à faire !"

 

11/08/2009

Chapeau aux ouvriers de Bridgestone !

Thérèse Michels

Après 56 jours de grève, les travailleurs de Bridgestone n'ont pas obtenu la réintégration de leurs 8 collègues, ni du délégué principal Maurice Delannoy, mais le patron a dû lâcher beaucoup plus que leur préavis légal.

Lors de l'assemblée de vendredi 7 août, 57 % des travailleurs ont voté pour la reprise et ont approuvé le projet d'accord, 42 % ont voté contre.

6 des 8 magasiniers licenciés sont reclassés immédiatement dans d'autres entreprises de la région avec des salaires équivalents à ceux de Bridgestone. Le plus âgé des huit, 54 ans, obtient l'équivalent de la prépension dès la fin de son préavis (un complément au chômage, indexé, jusqu'à ses 65 ans).

Tous les huit obtiennent également, en plus du préavis légal, une prime de départ allant de 4000 à 9000 € net, selon l'ancienneté.

Au cas où ils perdent leur nouvel emploi dans les trois ans (pour cause de restructuration par exemple), Bridgestone leur verse le même montant une deuxième fois et ils seraient reclassés ailleurs une deuxième fois.

Pour les travailleurs qui reprennent le travail, l'accord prévoit une sécurité d'emploi plus claire que dans la dernière Convention collective : en cas de problème, la Direction s'engage à proposer aux ouvriers au choix, un reclassement interne ou la prime de départ (cfr ci-dessus). Cette clause sera renouvelée dans la prochaine Convention collective.

De plus, huit des douze CDD de l'usine (contrats temporaires les plus anciens) recevront un CDI (contrat à durée indéterminée).

Enfin, les travailleurs reçoivent dès la reprise du travail une prime de 500€, il s'agit d'une avance sur des futurs bonus.

Quant à Maurice Delannoy, le délégué principal FGTB, une négociation est encore en cours.

Réactions des travailleurs:

“Même si nous n'avons pas obtenu la réintégration, nous avons réussi à faire cracher le patron. Il ne s'attendait pas à une telle grève. D'ailleurs durant les premières semaines, il nous laissait sans nouvelles. Ca c'était la période la plus dure à tenir psychologiquement. Il pensait que nous allions laisser tomber. Il ne voulait rien donner de plus que les préavis légaux. Mais les dernières semaines, c'est lui qui voulait des négociations. Et il était pressé, c'étaient des discussions au finish. Après le vote des 69,7 % de nons, il voulait immédiatement à nouveau négocier. Logique, avec les voyages d'été on est en pleine période, les clients ont besoin de faire rechapper leurs pneus, et Bridgestone n'avait probablement plus de pneus neufs à leur fournir.”

“Si nous n'avions pas fait grève, les huit n'auraient rien eu, à part leur préavis”.

Nous avions voté pour Maurice.

“Par rapport à Maurice, notre délégué principal, c'est un échec. Il a fallu attendre 7 semaines avant que Clarinval avoue que c'est la peau du délégué principal qu'il voulait. Mais nous le savions. Et avec notre grève, nous voulions garder notre délégué principal + les 7 autres bien sûr. Car nous avons voté pour lui, il était délégué pour toute l'entreprise, pas seulement pour le magasin. Et il ne fallait pas laisser affaiblir la délégation.”

“S'il y en a tant qui ont voté pour la reprise, c'est évidemment pour des raisons financières, mais aussi la peur parce que le patron laissait planer la menace de fermeture si on continuait la grève. Avec les bénéfices qu'il se fait ici, je ne pense pas que c'est une menace réelle. Mais quand-même, dans ces conditions, avoir tenu 2 mois, nous pouvons être fiers ! “

Maintenant nous voulons du respect !

“De toute façon, avec 42 % des votants pour continuer la grève, la Direction devra quand-même faire attention et tenir compte de nous. Avant de recommencer à licencier, elle va réfléchir 56.000 fois. On a montré une force. Maintenant nous voulons du respect ! Quand on va rentrer travailler, il faut se dire chapeau pour ce qu'on a fait. Et il faut rester solidaires. Dès que quelqu'un a un problème, il faut se rassembler.”

“Oui, nous voulons du respect. Parce que de la part de nos directeurs, il y a le mépris. Pour eux, nous ne sommes que des ouvriers. Pourtant nous travaillons tous avec une conscience professionnelle. On se sent responsable de la qualité. Parce qu'il s'agit de pneus d'avion. Imaginez-vous! Ces pneus doivent être en parfait état pour éviter des accidents. Nous gardons une moyenne de cadences pour respecter cette qualité. Ca, le patron ne s'en rend pas compte. D'ailleurs, le nouveau directeur, il n'y connait rien à notre travail, pour certains de nos métiers il faut un an d'apprentissage. Nous sommes toujours sous-estimés, Ca, ca devra changer.”


Dans tous les cas, de la part de toute l'équipe du PTB Mons-Borinage:


"chapeau aux travailleurs de Bridgestone !"


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02/08/2009

Bridgestone Frameries – Le rassemblement de solidarité du vendredi 31 juillet

Interview réalisée par l'équipe technique du PTB Mons-Borinage (le son peut parfois être défectueux, veuillez nous en excuser).

Ce vendredi 31 juillet, une cinquantaine de personnes, entre-autres du PTB, sont venues marquer leur soutien aux travailleurs de Bridgestone, montrant de ce geste leur solidarité dans ce combat exemplaire.

Aujourd'hui, cela fait donc plus de 53 jours qu’ils mènent une résistance courageuse face à la violence patronale qui refuse tout compromis valable. Lors de la dernière négociation du mardi 28 juillet, le patron a clairement avoué qu'il ne veut surtout pas réintégrer le délégué principal. Il s'agit donc bel et bien d'une atteinte à l'exercice du syndicalisme dans l'entreprise !!!

Dirons-nous assez que ces licenciements abusifs prouvent qu'un travailleur n'a rien d'humain pour la direction de Bridgestone-Frameries ? Car il n'est qu'une marchandise comme une autre, l'époque du "travailleur-Kleenex" ne se soucie guère de la détresse familiale provoquée par la perte d'un emploi. Le "tout-au-profit" est la règle.

Nous sommes donc de plus en plus nombreux à soutenir cette persévérance dans la lutte ouvrière. Merci à tous.

 

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28/07/2009

Bridgestone - Rassemblement de solidarité

Appel du Comité de soutien aux travailleurs de Bridgestone:



Venez nombreux au



RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ

CE VENDREDI 31 JUILLET À 16H



Au piquet de grève de l'usine Bridegestone, Route de Bavay à Frameries

25/07/2009

Assemblée de Bridgestone Frameries

BridgestoneLes travailleurs ont décidé de continuer pour la réintégration des 8


Ce mercredi 22 juillet, les négociations ont duré 17 heures ! Les délégués n’ont su rentrer chez eux qu’à 4 h 30 du matin. La Direction (représentée par Esciensia) et les responsables nationaux du front commun ont discuté, par l’intermédiaire du conciliateur social.
Résultat : une « Recommandation du Président de la Commission paritaire ».


Le patron de Bridgestone vient avec une nouvelle proposition :
Il mettrait sur la table 8 emplois « sûres » pour les 8 ouvriers à reclasser, dans des entreprises à Ghlin, Frameries et La Louvière. Et il garantirait leur revenu durant une période importante : 6 mois pour les CDD (contractuels à durée déterminée), 5 à 8 ans pour les CDI (les indéterminés). S’ils obtiennent un salaire inférieur dans une autre entreprise, Bridgestone s’engage à payer la différence avec leur salaire actuel.
Question du reclassement interne, le patron ne veut pas en entendre parler.

Cette nouvelle proposition a été soumise aux travailleurs lors d’une assemblée qui a réuni 99 travailleurs. Comme le conciliateur exigeait un vote statutaire, les travailleurs devaient voter à bulletin secrèt. A la surprise générale, 69,7 % des présents ont voté contre la proposition du patron, 28,3 % pour. Le résultat du vote a été acceuilli par des hourras et des embrassades parmi les ouvriers ! Pourtant, pas facile financièrement d’entamer une septième semaine de grève…

«Nous voulons la réintégration, pas le reclassement externe».

« Nous avons démarré la grève pour qu’ils restent dans l’usine, pas pour qu’ils soient reclassés ailleurs, même avec garantie de salaire.
Pas oublier qu’ils veulent la peau du délégué principal qui est parmi les 8. Si nous laissons mettre dehors notre délégué principal, qu’est-ce qui nous attend demain ? Le patron a déjà fait savoir par le passé qu’il voudrait réduire le personnel au QC (Contrôle de qualité) et dans d’autres sections. Il compte qu’avec une délégation affaiblie, il y arrivera plus facilement. »

« Le patron revient toujours avec le même discours : il faudrait arriver à rechaper 500 pneus par jour au lieu de 380. Et à terme il veut arriver à 800. Mais qu’il vienne faire notre travail lui-même, ne fût-ce un jour, pour se rendre compte ce que c’est ! Il est clair qu’il prévoit d’autres restructurations. Et pour la CCT 2010 – 2011 aussi, nous avons besoin de la délégation au complet ».

« D’ailleurs, il est certain que les patrons d’autres entreprises regardent ce qui se passe chez nous. Si nous laissons partir le délégué principal, ne feront-ils pas la même chose ailleurs ? »

« J’ai 44 ans, 22 ans de travail, j’ai déjà connu une fermeture et un licenciement. Je suis ici depuis 5 ans à Bridgestone, j’ai un CDD et on me fout dehors comme un chien. Mais nous sommes des pères de famille, les factures il faut continuer à les payer ! Je veux continuer à me battre. Pas seulement pour moi, pour Maurice aussi et les autres. »
Un autre ouvrier a connu le licenciement à VW, un autre à Bombardier…

« Et pourtant, voici un collègue qui va avoir 65 ans bientôt. Pourquoi le patron ne lui propose pas une prépension, pour nous permettre de le remplacer ? »

« Si tu n’as plus de travail, tu perds ta dignité. Je préfère recevoir un coup de poing dans la gueule que de perdre mon travail ! «

« La Direction n’est plus crédible ! »

« Comme le patron est passé outre la convention collective qui prévoit la sécurité d’emploi jusqu’à la fin de 2009, il propose de remplacer la CCT actuelle par une autre CCT qui prévoit le départ des 8, et une sécurité d’ermploi pour les autres jusque fin 2009 ! Quelle confiance lui accorder !? Qui dit qu’il tiendra parole !

« Moi je ne suis pas licencié, mais je fais grève par solidarité, et d’ailleurs demain ça peut nous tomber dessus. Le reclassement externe, nous n’y croyons pas, parce que le patron est déjà venu avec ça. Deux ouvriers ont été se présenter pour une de ces offres d’emplois à Rubber Green (dans les anciens ateliers de Cardinal dans le Zoning de Frameries), mais l’entreprise doit seulement démarrer ses activités. Il n’y avait rien de sérieux. Et puis, si les 8 vont travailler dans des entreprises de patrons amis de Bridgestone, qui nous garantit qu’ils ne seront pas mis dehors après 6 mois par ex. ? Et qu’à ce moment-là ils n’ont plus la délégation syndicale pour les soutenir !? »

Apportez votre soutien !

Des délégations d’autres entreprises sont venus apporter leur soutien, comme par exemple des travailleurs d’une entreprise du métal de Verviers, avec la somme de 500 €. Ca, ça fait chaud au cœur !

La délégation a ouvert un compte pour la solidarité, le n°: 035-7064230-52.
Mentionnez en communication: S.T. Bridgestone.

23/07/2009

Bridgestone Frameries :: Stop aux licenciements

Comité de solidarité avec les travailleurs de Bridgestone Frameries.

Les travailleurs de Bridgestone, unis et en front commun, sont en grève depuis le 11 juin. Face à eux, la direction de l'entreprise maintient une attitude de combat, très déterminée. Alors que l'entreprise a fait plus de 5 millions d'Euros de bénéfice l'an dernier, la direction ne cache même plus son intention de licencier d'autres travailleurs dans un avenir proche. Elle est soutenue par la fédération patronale de la chimie, Essenscia, qui traîne les grévistes dans la boue, les présente comme des voyous et des casseurs. Alors que les congés commencent, le conflit chez Bridgestone devient une épreuve de force importante pour l'ensemble du monde du travail, qui devra une fois de plus mener de durs combats dès la rentrée, pour l'emploi, contre la précarité et l'austérité. Face à la solidarité patronale, la solidarité du monde du travail et de la population doit s'affirmer. Le rassemblement d'aujourd'hui est un premier pas.

Voilà pourquoi nous lançons un appel à constituer
UN COMITE DE SOLIDARITE PLURALISTE AVEC LES GREVISTES DE BRIDGESTONE  POUR NE PLUS AFFRONTER SEUL LES LICENCIEMENTS BAS LES PATTES DES DELEGUES DES TRAVAILLEURS SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS EN LUTTE.

Signez l'appel
Pour signer l’appel envoyez un mail à :
invernizzi.sandra(at)skynet.be
tel: 0494/30.68.35

Thierry Bodson Secrétaire général FGTB wallonne | Ricotta Roberto | Céline Caudron | André Henry | Sandra Invernizzi | Daniel Tanuro | Stanislas Thyri | Freddy Mathieu – NPA | Pierre Denoël – NPA | Cornet Clement | Dusaussois Benjamin | Delcros Stephane | Beugnies John | Beugnies Jacky | Cannestra Barto | Petit Laurent | Degrugillier Jacqueline | Boulet Juliette – Députée Ecolo | Henneuse Pascal | Devriese Eric – Secrétaire CG FGTB | Dupont Jacques | Jungst Henriette | Vargas Gary | Lagrange Martin | Van Driessche | Dutrieux Michel | Michels Thérèse – PTB | Bognanni Giuseppe | Petit Jean Claude | Derudder André | Cardinal Valérie | Carlier Anne | Despiegeleer Arnold | Van Praet Alain – NPA | Demoustier Mauricette | Lecocq Muriel | Poncelet Geoffrey | Croix Hubert | Lepoivre Caroline | Alu Giovanna | Defourny Florence – J-FGTB | Levy Simon | Gilles Maufroy | Denis Horman – LCR | Martin Laurent | Ataulfo Riera | Enzo Scaletta | Thomas Weyts | Ginette Bauwens | Christine Vanden Daelen | Eric Laurent | Jean Van Weymens | Michel Jacquet | Michel Jadin | Hughes Lefebvre | Giovanni Dalbono | Guy Delaunois | Jean-Luc Poncelet | Pierre Lower | Dino Silverstrain | Giovanni Troletti | Jean-Luc Papier | Daniel Bayeri | Robert Lorent | Daniel Cheron | Jean-Marie Carton | Alain Sonnet | Freddy De Pauw – Journalist | Léon Gosselain - conseiller communal honoraire à Ath et militant eco-socialiste autogestionnaire| Herman Van Laer- FGTB Evonik | Dominique Waroquiez – LCR | Melody Imbach – productrice | Thomas Weyts –BBTK | Christine Gehenot | Cristina Gay - Une Autre Gauche | Olivier Cattelain -Secrétaire permanent CNE | Patrick BRASSEUR - Conseiller FGTB | Michel DELVAUX – MWB-FGTB | Guilmot christian - GAZELCO CGSP FGTB | Freddy
- délégué principal CSC Transcom | Jean-Claude Vannieuwenhuyze - CSC| Ginette Bauwens | Valeer Vantyghem - ex délégué Ardovries (alimentation) Roulers | Christine Vanden Daelen | Cathy Gorjàn - artiste peintre | Marie- Claire Depas – prépensionnée | Bernard Wauthy | Maurice Fabrot – délégué SETCa BNP Fortis | Patrice Lambert | Gilles Smedts, Porte Parole du Parti Humaniste | Jeannine GARCIA - Déléguée CGSP FOREM Liège | BEN FREDJ MOHAMED, Technicien Field Pc | M'rini Mohamed, Technicien Team Leader, Alliance Econocom – EMS | ALLALI Hamid, Employé | Olivier CAILLOUX - Chercheur ULB | Thierry DELFORGE - CGSP Enseignement Bruxelles | Michel VAN ETON - délégué syndical Tech Space Aero | Fabienne DE LELYS - formatrice syndicale | Horia BOUBKER – employée | Claudine POLET - membre du MPDS | Serge VIAENE - chômeur, ancien délégué syndical Motte Mouscron | Monique BLAES, enseignante retraitée | Caroline GOURMET, psychologue | Martin WILLEMS, secrétaire syndical adjoint SETCA BHV | Laurent VANHAELEN - technicien | Roger GODDIN - délégué régional SEL-SETCA Brabant wallon | Alain BLAISE délégué CG FGTB Chimie Mima Films | Nadine ROSA ROSSO - enseignante | Luk VERVAET -"Egalité" | Jean-Claude Cols - ATTAC Bruxelles 1 | Francis Houart | Vincent Devaux –Enseignant | Guy Van Sinoy - délégué CGSP et militant de la LCR | Jean Luc Dossin -Conseiller en environnement FGTB | Cecilia SIDDI - Cellule Lutte Contre les Discriminations Cepag | Clabots Johanna | David Baele - travailleur socio-culturel, bénévole a l'asbl Uilekot | Patrice Lambert | Francotte Etienne - animateur pour la MWB FGTB |